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— What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕

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THE SINNER MAN ♦ CRIMINEL
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— PSEUDOs : — Mister Burglar. • Gin
— CRIMES RÉSOLUS : 112
— DISPONIBILITÉ RPs :
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— AVATAR : Le beau et talentueux Andrew Scott.
— CRÉDITS : tumblr & bazzart & moi.
— DC&TC : David-P. Atkins l'avaleur de donuts, Andrew Jahensey le drogué & Clive le strip-danseur.

— ÂGE DU PERSO : Moriarty possède ni plus, ni moins que trente et un ans. Il le vit plutôt bien, enfin, il n'en a rien à faire à vrai dire.
— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
— LIEU D'HABITATION : Seul ses plus proches bras droits le savent, et encore... Donc je ne pense pas pouvoir vous le communiquer.
— MÉTIER : Criminel Consultant. Terme qu'il s'est bien-sûr inventé, tout comme Sherlock Holmes se fait appeller Détective Consultant. En gros, on le paye pour commetre des crimes.
— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Mer 26 Fév - 17:13

Moriarty & Moran
do you know what is trust ?


Si j'ai bien compris...

Assis à une petite table, une tasse de thé près de lui qu’il touillait d’ailleurs d’une petite cuillère, Moriarty fixait le liquide à demis marronné, d’un air plutôt neutre, bien qu’il avait les sourcils haussés. Où était-il ? Chez Sebastian Moran, pardi. Qui était-il ? Le Sniper personnel de James. Ancien membre de l’armée, il avait été destitué de ses fonctions après avoir été retrouvé captif en Afghanistan. Ah, l’état… Qu’ils étaient mignons, vous ne trouvez pas ? Des beaux salauds, oui. Moriarty avait « recueillit », en quelque sortes, Moran. Ils se ressemblaient beaucoup, tout les deux. Ils s’ennuyaient. Ils n’avaient foi en rien. Et pour la première fois, Jim semblait avoir confiance en quelqu’un. Rien qu’un peu. Il avait trop peur de tout le monde pour pouvoir confier sa confiance à quelqu’un, tous, sauf Sebastian. Sauf qu’en ce moment même, cette dite confiance semblait avoir pris un coup dans la gueule. C’est simple : Moriarty avait chargé Moran de tuer quelqu’un, mais apparemment, il ne l’avait pas fait. Il n’avait pas encore eu les détails de la mission, mais qui sait ce qu’il s’était passé ? Et quelle fut sa surprise de voir aux infos que l’homme a exécuté était encore là… Déçu, il était déçu.

Jimmy releva ses yeux de la tasse pour regarder son acolyte, assis pas trop loin de lui. Il étira un sourire, faisant mine d’être content et fier tout en reprenant la phrase qu’il avait entamé, tapant doucement sa cuillère contre le rebord de la tasse afin d’égoutter celle-ci, la reposant délicatement à coté, croisant ses jambes.

... Tu as réussis la mission, c'est ça ?

Son sourire s’étira alors, se pencha légèrement pour se replacer sur la chaise avant de saisir la tasse de sa main, l’apportant ensuite à ses lèvres et ce, sans lâcher une seule seconde le regard de Sebastian. Ah, oui, vous vous doutez bien qu'il jouait la comédie, car en réalité, il n'était pas du tout heureux à l'heure actuelle.

C'est bien, je suis fier de toi Sebastian, tu as réussis. Déclara t-il avant de boire une gorgée du thé, calmement.

Ecartant lentement la tasse de son visage, Moriarty pris un air un peu peine tout en grimaçant, reportant la tasse jusqu’à sa coupelle de porcelaine. Il continuait ainsi son jeu, sachant très bien que Sebastian devait être déstabilisé d’afficher une telle tête malgré les paroles que Jim prononçait. D’ailleurs, au fond de son esprit, cela faisait bien rire le criminel. C’était en gros, sa petite vengeance pour son mauvais travail. Torture psychologique ? Oui… Possible, on pouvait appeler cela comme ça, en effet.

Mais un tout petit truc que chagrine quand même...

Il avait quitté les prunelles de Moran un peu plus tôt mais fini par les fixer à nouveau, relevant un peu son visage tout en plissant les yeux. Son sourire s’était effacé, laissant place à un masque de froideur et de ce qu’on aurait presque pu qualifier de méchanceté. Son visage était tellement expressif, tout comme ses yeux, qu’on voyait bien qu’il lui reprochait quelque chose.

Tu me déçois.

Il l’avait balancé cash, sans aucuns gants, aucune délicatesse. Bam, une gifle au second degré, voilà ce que venait de se prendre Sebastian, ou tout de moins, c’était quelque chose dans ces eaux là. Quand il le voulait, Moriarty savait se montrer très désagréable, et en ce moment même, il en faisant grande démonstration. Il prenait ça comme une trahison, comme s’il avait laissé s’échapper l’homme sans le dire à James… C’était un peu ça, non, au fond, ce qu’il c’était passé ? Son jeu retomba d’un coup, et cette fois ci, il fut sérieux dans ses propos, l’air peu content, ou tout du moins, il ne l’était plus autant que tout à l’heure.

Puis-je savoir pourquoi la proie n'a pas été assassinée ? Je t'avais donné un ordre ! Tu devais donc m'obéir ! Je compte bien avoir des explications, et très vite, tu m'entends ?!

Froid, sans sentiments, il le fixait et referma ses lèvres après cette petite tirade. Il attendit donc patiemment, bien que sur les nerfs sans le montrer, que Sebastian se justifie à ses actes.
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DUM SPIRO SPERO ♦ CRIMINEL
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— CRÉDITS : Artichaud

— ÂGE DU PERSO : Quarante-Trois ans, dont Sept années passées en Enfer.
— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
— ORIGINAIRE DE : Londres. Comme si il avait eu beosin de revenir sur ce spas, s'enfermer de nouveau alors qu'il était enfin libre.
— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Mer 26 Fév - 18:54



What have you done Moran ?


Moriarty lui faisait face, de l'autre coté de la table basse, remuant l'eau d'un thé qu'il lui avait servit quelques minutes plutôt. Il redoutait ce face à face. Il savait que ce qui se tramerait, il n'allait pas l'apprécier. James Moriarty possédaient ce trait de caractère, lunatique, changeant, qui empêchait son interlocuteur de savoir ce qui allait se produire au détour de la conversation. Alors Sebastian attendait, inquiet. Il savait qu'il avait merdé, qu'il allait en subir les conséquences sinon le brun ne serait pas dans son appartement. Ils se comprenaient, souvent, parfois, Moriarty s'ennuyait, Moran n'avait plus rien à perdre. Lorsque le brun l'avait trouvé, l'ancien soldat avait aperçu des possibles intéressants, emplis de cette adrénaline qui lui manquait, quelque chose qui donnerait un sens à sa vie. Alors il s'était acquitté des tâches avec zèles, ferveur. Il devait tant à James Moriarty qu'il était près à tout pour lui convenir. Mais cette fois-ci il avait échoué. Il avait été minable, mauvais, une véritable chiffe-molle comme aurait dit son père et Sebastian savait qu'Augustus aurait eu raison. 
Le criminel consultant ouvrit la bouche, laissa une phrase en suspend. Il le faisait mariner, la culpabilité de Moran grandissait au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, il n'avait pas prévenu Moriarty de son échec, il l'avait dénié, il se l'était nié. Il n'avait jamais échoué, jamais, c'était la première fois et elle était la pire de toute. Il avait trahis la confiance que lui portait son employeur, il n'avait pas exécuté correctement ses ordres. 

Il le savait et il avait passé les dernières heures précédentes a tenter de calmer cet horrible tiraillement qui lui vrillait les viscères en rangeant un appartement déjà plus propre qu'un bloc opératoire. Même les thés de la boite qui restait béante sur la table étaient rangés par ordre d'origine. Comme l'aurait fait un maniaque. Il avait essayé de chasser l'attente terrible qui le séparait du moment où il devrait rendre des comptes à Moriarty mais rien n'y avait fait. Il était là, devant lui, l'air neutre, bien trop neutre.. Les sourcils hauts, dans l'attente de la fin de la formulation de son interrogation. Celle-ci ne tarda pas à tomber mais pas du tout de la façon dont Sebastian s'y était préparé. La formulation le déstabilisa, Moriarty affichait un sourire heureux, fier. Moran chercha le piège. Il savait que James était un bon acteur, même s'il tentait de se convaincre qu'il ne s'adonnait pas à la comédie en sa présence, naïvement sans doute. Si le criminel consultant disait cela, c'était qu'il savait forcément ce qu'avait fait et plutôt pas fait Sebastian. Ce dernier déglutis. Il n'avait pas touché à la tasse de thé devant lui qui refroidissait lentement, le sachet toujours plongé à l'intérieur du récipient, noircissant l'eau comme les mots de son employeur assombrissaient son cœur.
Il voulu répliquer, il ne lâcha qu'un  « Non..Mais » dans un murmure à l'encontre de son vis à vis lorsque le visage de ce dernier vu 'étirer le large sourire qui y existait déjà. La déclaration qui suivit tira un sourire fugace à Moran, il apparu une fraction de seconde avant que le colonel compris que ce n'était qu du sarcasme. Il ne pouvait pas être fier de lui, il ne l'avait jamais été et cela ne pouvait pas être vrai.. Durant une infime portion de temps il espéra que ce fût le cas, mais la gifle  mentale qu'il s'asséna le fit redescendre sur Terre. Ceci n'était pas ce que pensait Moriarty. Non. Moran le connaissait que trop pour savoir que ses paroles étaient ironiques. D'ailleurs le « mais » se fit sentir. Comme un glas qui résonne au loin ou une hache qu'un bourreau va abattre sur une nuque tendre, qui s'élève dans le ciel pour prendre son élan.
Le visage de James se para d'une grimace. Sebastian attendait, le cœur cognant douloureusement contre sa poitrine. L'ancien  militaire venait de traverser différentes strates émotionnelles. Il hésitait, ne savait dans laquelle rester. Il ne savait si il devait penser que tout ceci était sarcasme, ce que ses tiraillement abdominaux lui laissaient penser où si Moriarty était réellement entrain de le féliciter
Le « Mais » survint, trop vite, trop rapidement, redoutable, coupant et tranchant comme un scalpel que l'on enfonce dans de la chair. Le « petit truc » que Moran redoute depuis des heures maintenant, cette toute petite chose qui l'a empêché de trouver le sommeil ces derniers jours. Cette minuscule erreur qui ne restera pas impunie.
Il sent le regard de James revenir sur lui, droit dans ses yeux qu'il ne peut quitter, y cherchant une porte de sortie moins désagréable. Il n'y a plus aucun sourire sur le visage du criminel consultant. Ses yeux, auxquels ceux de glace de Moran sont aimantés, n'inspirent plus du tout la fierté. Ils sont d'obsidienne, froids, sombres, réprobateurs.
Le couperet tombe, rapidement, comme la gifle verbale que Moran se prend en plein visage. Douloureuse, horrible. Les mots sont pires que des poings. Sebastian trésaille. Il l'a déçu. Il le savait. Mais verbalisées, les pensées qu'ils avaient sont bien plus détestables et dévastatrices. Il l'a déçu. Il a été inutile, un imbécile incapable de tuer un homme en appuyant uniquement sur une gâchette. Il l'avait fait tant de fois et cette fois-ci il n'avait pas réussi. Qu'allait-il advenir ? Moriarty se passerait-il de ses services, le laisserait-il seul dans la fange dont il l'avait extirpé à cause de son erreur ? Il avait trahis la confiance de James, il méritait les mots qu'il venait de lui balancer au visage. Le brun devait être dégoûté, plus que mécontent des actes de ce bras droit qui l'avait ainsi trompé, dupé, fourvoyé. Il n'existait pas de mot pour définir le sentiment d’extrême culpabilité de Moran . Il avait déçu, il avait trahis le seul homme pour lequel il comptait, même si cette attention était infime. 
Des pics de glace s'enfoncèrent dans le cœur de Sebastian à la suite des paroles de son employeur. Froids , blessants, justifiés. Il n'avait aucune excuse.Le sniper baissa la tête, en proie à une grande confusion, coupable et perdu. Il vrilla son regard dans celui de Moriarty. Il devait répondre de ses actes. Il les avait nié, un soldat devait au moins admettre ses torts alors c'est ce qu'il fit, comme il l'aurait fait devant un haut-gradé en Afghanistan. Il ne chercha pas à lui présenter d'excuses, même s'il en possédait une. Moriarty l'aurait pu être comprise, mais pas entièrement et l'empathie et la compassion ne seraient pas des sentiments dont il ferait preuve à cet instant. Le visage de Moran était pâle, presque cadavérique. Sa voix se voulu pourtant assurée, du moins tenta mais elle était aussi blanche que son teint.
« Je n'ai pas réussis. J'ai été distrait. Je vous présente mes excuses, cela ne se représentera plus. »


Il détourna le regard, repensant à l'instant de son échec avec douleur, sentant sa main recommencer à trembler alors qu'il portait sa tasse à sa bouche pour enfin prendre une gorgée de thé il la reposa avant de faire disparaître ce membre sous sa cuisse droite. Il ne pouvait se justifier pleinement, pas là, pas maintenant, pas après cette douloureuse évidence du fat qu'il avait déçu et trahis Moriarty. Il ne pouvait lui dire qu'il n'avait pu tirer à cause d'une foutue gouttière pleine d'eau. Il ne pouvait lui révéler que l'échec de sa mission reposait sur une crise d'angoisse terrible car si jamais Moriarty souhaitait encore recourir à ses services il ne pouvait lui paraître faible, sinon il l'écarterait. A moins que cela ne soit déjà fait



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— ÂGE DU PERSO : Moriarty possède ni plus, ni moins que trente et un ans. Il le vit plutôt bien, enfin, il n'en a rien à faire à vrai dire.
— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
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— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 2 Mar - 16:38


Le regard de Moriarty se reporta sur les membres de son très cher acolyte. Ah, s’il avait imaginé avoir une telle emprise sur lui… C’était vraiment drôle au fond, à quel point cet homme s’était attaché au criminel consultant, à quel point il vivait que dans le but de le satisfaire. Moriarty lui avait mit des chaines invisibles autour du cou, il fallait croire. Des chaines qu'il, au fond, n’était pas prêt de se débarrasser, pas avant sa  propre mort… Et encore, qui sait ? Était-il du genre à se laisser ronger par le chagrin et la douleur ? Sebastian était un homme fort, au fond de lui. Ça, James le savait. Mais ce dernier avait quand même des sujets de faiblesse… Comme Jimmy, par exemple ? C’en était un très bon dans ce cas là, car en effet, il semblerait qu’il n’y avait que Jim qui soit son talon d’Achille… Mais passons.

Moriarty calma l’air qu’il avait abordé plus tôt, redevenant neutre, voir même plutôt tranquille. Ses doigts capturèrent à nouveau la tasse de thé qu’il apporta à ses lèvres, buvant à nouveau tout en haussant les épaules, ajoutant à ceci une phrase avant de rabaisser la porcelaine dans sa main qui contenait le liquide qu’il avait avalé plus tôt.

Je vois.

Deux mots qui laissaient tout en suspens. Mais Jimmy n’allait pas laisser tout ça comme cela, oh ça non, il allait bien trouver un moyen de se venger de cette « trahison » que Sebastian avait fait. D’ailleurs, il avait déjà sa petite idée en tête. La torture physique, il ne s’y résoudrait pas sur Moran, pas pour le moment en tout cas. Mais en revanche, la torture psychologique, comme celle qu’il avait commencée il y avait quelques minutes… Ca, il aimait. Il prit donc un air totalement désolé, l’air qu’on prend lorsque l’on dit la fameuse expression « ts ts ts… »,  posant de nouveau sa tasse de thé.

Pfou pfou... Bouaf, que vais-je faire de toi, mon pauvre Sebastian... ?

Il le regarda, prenant un air totalement désolé alors qu’en fait, c’était à nouveau de la comédie. Son regard vagabonda alors dans le vide, secouant lentement sa tête de droite à gauche avant d’afficher une moue, prononçant les pires paroles que Sebastian aurait pu entendre de toute sa vie ;

Je n'ai plus besoin de toi.

Ce qui était d’ailleurs faux ! Il avait besoin de lui, que ce soit mentalement ou physiquement, ou pour son fabuleux travail de Sniper. Mais James avait un cœur sombre, sombre et cruel, donc n’hésitait pas à employer ce genre de moyens pour le faire culpabiliser… Il en souriait même dans sa tête.
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— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
— ORIGINAIRE DE : Londres. Comme si il avait eu beosin de revenir sur ce spas, s'enfermer de nouveau alors qu'il était enfin libre.
— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 2 Mar - 22:18



What have you done Moran ?



Moriarty sembla redevenir plus calme, sa colère et son masque de froideur avaient semble-t-il disparus. Il reprenait la tasse, comme si de rien était, buvait ce thé qui avait un goût atrocement amer dans la bouche de Moran. Ce dernier fut presque soulagé d'entendre la première réponse de Moriarty. Peut-être lui pardonnerait-il ? L'ancien militaire avait présenté ses excuses, juré que cela n'aurait plus lieu d'être.Cependant, comme la fois précédente, Moran savait que Moriarty n'en resterait pas là, la foudre allait tomber, tôt ou tard, bien trop tôt sûrement pour lui d'ailleurs. Sebastian cherchait un moyen de se faire pardonner, de convaincre James Moriarty que ce n'était qu'un malheureux concours de circonstances, mais rien ne lui venait, rien que puisse lui pardonner le génie du crime.
Il ne pouvait lui dire que la gouttière avait cédée, que l'eau sur son visage avait réveillé en lui une mémoire kinesthésique qui avait fait remonter en lui avec horreur des souvenirs de son emprisonnement. Cette serviette apposée sur son visage, sur laquelle on versait de l'eau pour l'étouffer, rein que pour le plaisir de l'entendre s'étouffer et supplier. Cette torture infâme qui lui avait tant fait craindre les douches lorsqu'il était rentré et qu'il avait à peine réussi à maîtriser. Ce foutu Londres où la pluie ne cessait pas toujours et cette gouttière ainsi que les souvenirs. Telles étaient les raisons de son échec cuisant. Mais il avait trop honte pour l'avouer à Moriarty . Il aurait semblé trop faible. Le brun le disait lui-même, que pouvait bien-t-il faire du soldat ? Un sniper incapable d'appuyer sur la détente, à quoi cela sert-il ? A rien. Moriarty rejoignait cette pensée, il s'en doutait. Sebastian avait peur de ce que dirait le criminel. Oui, il était mort de trouille pour l'une des rares fois de sa vie. Son visage palissait et blanchissait. Moriarty ne pouvait pas le répudier ainsi, il n'en avait pas le droit, pas alors que Moran avait tant souffert. Sebastian avait besoin de lui et Moriarty aussi en quelque sorte. Il ne pouvait pas le congédier comme cela.

Et son cœur s'arrêta. Comme si il n'avait jamais battu. Un vide immense, béant qui s'ouvre et dans lequel il glisse. Un puits sans fond, sans aucune prise pour le maintenir hors de ce gouffre terrible. Moriarty affiche un air profondément désolé. Il n'a aucune idée de l'impacte des paroles sur Sebastian. L'ancien soldat se doute que le criminel consultant sait quelle chaîne l'entrave, qu'il donnerait sa vie pour lui sans sourcilier. Seulement le colonel a trop souffert pour prendre assez de recul sur ces mots. Ils le heurtent, le blessent et le tordent plus que ne l'ont jamais fait ses geôliers. S'il pouvait se recroqueviller à l'intérieur de lui-même et hurler sa colère et sa peine à plein poumons il le ferait. Mais trop de choses crient déjà dans sa tête pour qu'il ne s'y fendent les cordes vocales. Alors il afficha ce masque, imperturbable de celui qui a déjà trop souffert. Ses yeux se vide du moindre éclats, un dernière éclair de résignation pour cacher une tristesse et une honte infinie. Moriarty le congédie et il brûle. Il brûle à l'intérieur de cette chrysalide vide qu'il est, flétrie et fanée donc aucun papillon ne sortira jamais. Réduit au rang de poussière et de miasme il n'a plus aucune existence. Il ne sert plus au Criminel Consultant, il le jette sans plus de cérémonie. Il le sait, sait entièrement de sa faute et Sebastian en a conscience. Il se le ressasse à une vitesse folle durant les secondes où il est silencieux. Il a fichu en l'air l'unique chose qui lui donnait envie de vivre dans ce monde à l'étoffe si fragile. Il venait de donner un coup de sabre immense à l'intérieur, comme s'il se l'était lui-même infligé. Une plaie béante d'où ne sort rien mis à part du sang et de la honte. Il se lève, bruissement feutré pour disparaître dans sa chambre. Il ne fuit pas, il l'a déjà trop fait. Il s'avance, contourne son lit dont la table de chevet est couverte de boites somnifères rangée, comme coupée au cordeau. Les médicaments n'ont plus aucun effet et même l'overdose ne le ferait pas dormir. Il laisse coulisser la porte de ce dressing, et ouvre le coffre qui s'y trouve. Il en retire une arme, le métal est froid, lourd. Elle est déjà chargée, elle attend son heure depuis longtemps. Il referme le coffre-fort qui contient une enveloppe pleine de billet et une unique photo d'une femme qu'il n'a jamais pu connaître, volée à son père lorsqu'il était adolescent.
Il a finis par hurler, pleurer dans cette tête qui ait la sienne en fermant le coffre comme on boucle un cercueil, déversant sa rage et sa colère, sa souffrance sans nom pour la qualifier à l'intérieur de son crâne. Il cri, il se débat à l'intérieur de son être, de ce corps qui pèse si lourd et auquel il ne veut plus être lié, il ne cesse de 'agiter, le vent se lève. Le calme avant la tempête. L'orage fait rage dans son esprit désormais, pourtant il n'a jamais paru aussi calme qu'à cet instant. Il vrille son regard dans celui de Moriarty. Il n'est plus Moran, il n'est qu'un parmi d'autre, un soldat inconnu que l'on ne pleura pas, il n'est rien, ne l'a jamais été. Il a cru un instant que le brun qui lui faisait face tenait à lui. Il a été stupide, aussi naïf qu'un enfant sortis de l'enfance. Il aurait pu se jeter sur lui, l'étrangler et l'ordonner de le reprendre. Mais il ne peut se résoudre à cet acte. Il l'a déjà trahis, il ne peut le blesser d'avantage.
Il revient dans le salon, l'arme dans les mains. Froid et calculé, comme un joueur d'échec Russe. Il a été le pion, il est maintenant échec et mat. Il est temps de clore la partie. Il tend l'arme à Moriarty et se rassoit face à lui. Il est un fantôme, il n'a plus aucune utilité, il est un déchet, un objet trop vieux qu'il est temps de jeter. Cette peluche abandonnée dans un vieux carton, que l'on a tenté de garder mal grès les membres qui se détachaient, qu'on a tenter de raccommoder avant de se rendre compte qu'elle ne valait rien.

Il fixe Moriarty avant d'ouvrir la bouche. Le criminel doit sans doute savoir ce qu'il doit faire. Une balle entre les deux yeux de l'ancien soldat et la vie reprendra son cours. Son ton est distant, sa mâchoire serrée et sa voix pourtant ne faillit pas. Elle le devrait. Moriarty n'a plus besoin de lui, il en sait trop pour continuer à vivre et de toute façon à quoi bon survivre ? Il était déjà l'ombre de lui-même avant de rencontrer le criminel, sa présence lui était nécessaire, son absence était délétère. Que resterait-il de lui sans rien pour le sortir de ce vide immense qui vit en lui ? C'est avec cette conviction qu'il est près à fermer une dernière fois les yeux sur un Monde qu'il n'aurait préférer ne jamais avoir à arpenter. Il n'était rien, qu'il retourne au Néant.

«  Faîtes-le. Vous n'avez plus besoin de moi et je n'ai jamais réussi. Alors faîtes-le.»



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— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
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MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Lun 3 Mar - 15:25


Moriarty était quelqu’un de mauvais. De cruel. Horrible. Personne ne devrait s’attacher à un tel être, capable d’autant de destruction autour de lui. Il coulait les gens qui l’entourait, leur plongeant la tête dans l’eau jusqu’à ce qu’ils s’y noient. Il supervisait des personnes destinées à aller au casse-pipe un jour où l’autre… Mais là où Moriarty excellait, c’était la mort psychologique. La souffrance, faire succomber les autres. Il les entrainait dans sa folie, jusqu’à ce qu’ils mettent à terme à leur vie. Un peu comme pour dire «regardez ce que je vis, regardez ce que je suis, jamais personne ne pourra endosser cela sauf moi». Est-ce que cet homme avait des sentiments ? Un cœur ? Une raison ? Quelque chose d’humain ? Il n’avait que la destruction dans la peau, le corps, l’esprit. De par son égoïsme, il faisait tout autant souffrir. Il laissait, consciemment, certaines personnes s’attacher à lui, ne fichant bien de combien ils pouvaient souffrir. Ca le faisait sourire. Rire, jubiler. Jim Moriarty n’est pas un homme, c’est un démon. Il le prouvait encore cette fois ci. Ignorant à quel point Sebastian devait souffrir, déchiré, brûlé vif par ces quelques mots insupportables à ses oreilles, et qui étaient si peu aux yeux de James. Il le laissait se faire emporter dans un flot de sentiments tous aussi douloureux les uns que les autres. Et il faisait quoi ? Rien. Rien du tout. Il le laissait se faire emporter par la tempête. Cette fois ci, il ne lui tendait pas de main pour l’en extirper. Il ne le sauvait pas. Il le laissait se noyer dans la marée. Naufragé bientôt mort sur son radeau en train de couler.

Mais malgré tout cela, malgré sa condition, son caractère, sa raison, il s’était attaché. Oui, il s’était attaché à Sebastian. Rien à voir avec le fait qu’ils aient couché ensembles ou bien qu’ils soient restés l’un contre l’autre à dormir la nuit, non. Ils étaient dans un sens, pareil. Ils avaient besoin de s’occuper, d’avoir un soutien quotidien. Moriarty n’est rien sans Sebastian, et Sebastian n’est rien sans Moriarty. Seul problème, James était un peu plus cruel que l’était le sniper. Mais malgré tout, un lien spécial, tellement spécial et ô combien précieux reliait ces deux personnes, qui étaient seules au monde, n’ayant que de la rancœur ou de la peine derrière eux…

Moriarty fixait l’arme qui était tendue en sa direction. Il s’était levé, car rester assis ne lui servait pas vraiment à grand-chose. Franchement, ce qu’il pensait actuellement ? Rien. Il regardait frénétiquement cette arme comme si c’était un allé simple pour le paradis, qu’il donnerait alors à son bras droit. Est-ce que Sebastian se rendait compte du geste qu’il avait fait ? Rien ne faisait s’arrêter James, rien. Et d’ailleurs, ce dernier leva sa main, saisissant l’arme avant de l’examiner, retirant finalement le cran de sécurité tout en visant Moran. Yeux dans les yeux. Le calme de la pièce était une pression écrasante.  Ce silence sonnait presque bruyant même. Se doigt de Jim pressa lentement la détente, de plus en plus… Sans lâcher du regard l’homme qu’il, au fond, aimait bien. En dehors de Sherlock qui n’était qu’une obsession, et peut-être Julian qui était attachant, Moriarty n’avait jamais été aussi proche de quelqu’un de sa vie. Sa raison allait-elle l’emporter sur sa folie ?

bang.



La balle alla s’encastrer contre le mur de l’appartement. Il avait tiré, certes, mais avait bougé suffisamment vite pour que la balle ne fasse que frôler la joue de Sebastian. C’était surement choquant. Il avait dû croire mourir, voir la balle mais non, rien, juste une éraflure. Si Moriarty avait raté, il serait mort… Balançant l’arme aux pieds de Moran, James remit sa veste de costard correctement avant de l’essuyer, se mettant à contourner son bras droit mais s’arrêtant à coté de lui.

Tu croyais vraiment que j'étais assez fou pour renoncer à tes services ? Tu es si naïf. Je te croyais bien plus intelligent. Ton attachement me flatte Sebastian, mais apprend une dernière chose de ce monde. Tu es seul.

Sur ces mots, Moriarty détourna son regard et s’en alla jusqu’à la cuisine afin de se mettre à la fenêtre, cherchant à capter sur son téléphone portable. Il n’avait plus de réseau, ce qui était quand même curieux lorsqu’on était en plein centre de Londres. Regrettait-il son geste, par ailleurs, sachant les risques qu'il aurait pu en courir ? … Pas le moins du monde.
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— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
— ORIGINAIRE DE : Londres. Comme si il avait eu beosin de revenir sur ce spas, s'enfermer de nouveau alors qu'il était enfin libre.
— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 16 Mar - 15:28



What have you done Moran ?



Moriarty fixait l'arme que Sebastian lui tendait, il s'était d'ailleurs levé alors que Moran se rasseyait. Le génie du crime ne sembla pas hésiter longtemps, il pris le revolver des mains de l'ancien militaire, l'examinant avant que le cran de sûreté ne disparaisse en un maigre bruit. Le cœur de Sebastian cognait désormais lentement et lourdement contre sa poitrine. Il allait l'exécuter ainsi, sas plus de cérémonie et c'était de toute évidence bien mieux pour le colonel que de finir dans les mains des services secrets ou autres formes détestables de Justice. Il le visa, le fixant droit dans les yeux, le regard de glace de Moran se perdant dans celui sombre de Moriarty, l'air semblait plier sous le poids écrasant d'une mort qui serait bientôt certaine. Sa tête basculerait vers l'arrière, éclaboussant de sang son sol et ses tourments seraient enfin terminés. Une libération pure et simple dans ce silence de requiem.
Sebastian n'eût pas le temps d'émettre un battement de cil que le canon chuintant et que l'air explosa, la balle filant sans que ces yeux ne puisse la capter, elle poursuivait sa course à une vive allure, droit vers lui. Son cœur se remis en route, alors qu'il ne s'était écoulé qu'un cognement, la balle perforant le mur, laissant une douleur à la circonférence légère mais pourtant cuisante. Brûlante et pourtant, après la seconde de surprise totale d'être encore en vie, Sebastian aurait pu éclater de rire, un rire de fou sans aucun doute. Mais Moriarty avait dévié, s'il avait dévié c'est qu'il avait encre besoin de lui et cette révélation tardive commençait à gonfler son cœur de joie. Cependant la douche froide ne se fit pas attendre plus longtemps, elle déferla, sournoise, insidieuse comme un poison.
Oui, évidemment que Moriarty était fou, ce n'était pas un secret pour personne, mais il était fou à sa manière, immensément intelligent mais totalement immoral aux yeux du commun des mortels, mais c'est ce qui avait permis à Moran de lui offrir sans aucun regret ses services. Ils étaient tout les deux des hommes sans plus aucune autre conviction que les leurs, désabusés, meurtris par cette société dans laquelle ils vivaient, malades pour ceux qui craignent pour leur vie mais au moins, eux ils étaient vivants.
Moriarty était un génie, cette orateur que les foules naïve auraient suivis, c'est ce que faisait Sebastian et le criminel consultant de manquait pas de lui rappeler après que ce dernier est balancé l'arme aux pieds de l'ancien militaire. Il était naïf, stupide évidemment, c'était une chose qu'il savait, que son père lui avait maintes et maintes fois répété. Il tue un grognement sourd de rage, pourquoi fallait-il toujours qu'Augustus s'immisce dans ses pensées alors qu'il n'avait pas besoin qu'il ne jette de l'huile sur le feu. Moran ne perdit néanmoins pas la fin de la phrase de son vis à vis, qui avait une fois de plus l'art subtil d'enfoncer le scalpel dans la plaie déjà ouverte et de le retourner. Il était seul, oui, il devait s'en convaincre mais il y avait James, même si le criminel consultant lui démontrait qu'il était seul durant des nuits et des jours , il ne pouvait, maintenant que le brun avait détourné son bras pour pas que la balle ne le tue, il n'arrivait à se résoudre à cela, il était seul, Moriarty n'avait d'yeux que pour Sherlock et ses plans et pourtant il espérait, il se persuadait que dans toutes ses pensées rivées vers Holmes le génie du crime en avait au moins une pour lui, son bras droit, celui qui le comprenait mieux que la plupart des gens, celui dont la loyauté n'avait pas d'autre bénéficiaire que James. Celui qui l'aimait.
Il chassa d'une gifle mentale retentissante cette pensée puérile et candide, il ne devait pas être naïf. Il se leva, suivant du regard James et son petit manège. Il soupira légèrement, ramassant le pistolet avant de le poser sur la table, vidant le chargeur. Il le nettoierait plus tard. Il releva la tête. Le brun s'agitait avec son portable, Moran secoua la tête, MMoriarty venait de se placer à l'un des uniques endroit de l'appartement de l'ancien militaire où pour une raison inconnue, il n'y avait pas de réseau.
«Essayez l'autre fenêtre. »
Un ton laconique, qui cachait une certaine amertume mêlée à une joie qu'il n'arrivait à expliquer complètement. Oui, une victoire amère à la Pyrrhus, un ravage terrible pour un maigre contentement. Il se dirigea vers la cuisine, en contournant le plan de travail américain , réfléchissant à ce qu'il pourrait cuisiner, éloignant ainsi une partie des pensées négatives qui continuaient de croître en lui. Il avait été immensément inquiet, triste, désespéré puis fataliste avant que la colère ne gronde en lui, gonflante, ronflante comme une tempête aride de sable. Moriarty avait souhaité le punir, il avait réussis. Le criminel consultant avait touché un point extrêmement sensible et c'est ce qui énervait Moran. Il devait désormais paraître terriblement faible à ses yeux et l'échec de la mission avait été totalement occulté par cette révélation involontaire. Sebastian aurait voulu que jamais James ne devine à quel point l'ancien militaire avait besoin de lui, que jamais il ne mesure l'entièreté de son dévouement, qui était infini. Il tentait ainsi de chasser cette colère sourde qui sûrement le tiendrais éveillé cette nuit, comme un appétit insatiable, un feu dévorant qui se nourrissait de la moindre remarque. Il se faisait tard, il n'avait pas spécialement faim mais plutôt que de cribler de nouveau son mur de balles pour se défouler et alerter les voisins, il tentait de faire ce que sa psychothérapeute lui avait conseillé, pour une fois qu'elle avait été utile, à savoir focaliser tout son esprit sur une action. Il s’apprêta à ouvrir le frigo avant de tourner son visage vers le brun, essuyant en même temps le peu de sang qui perlait de son éraflure, le timbre de la balle comme un ultrason vibrant, sonnant encore à ses oreilles.

« Vous restez ce soir ? »








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— ÂGE DU PERSO : Moriarty possède ni plus, ni moins que trente et un ans. Il le vit plutôt bien, enfin, il n'en a rien à faire à vrai dire.
— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
— LIEU D'HABITATION : Seul ses plus proches bras droits le savent, et encore... Donc je ne pense pas pouvoir vous le communiquer.
— MÉTIER : Criminel Consultant. Terme qu'il s'est bien-sûr inventé, tout comme Sherlock Holmes se fait appeller Détective Consultant. En gros, on le paye pour commetre des crimes.
— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Ven 28 Mar - 20:23


Moriarty savait, par-dessus son intérêt envers son téléphone portable, que Sebastian l’avait mal pris. Il devait tourner en rond, intérieurement, et cette idée laissait s’afficher sur les lèvres du criminel consultant un sourire narquois, voir même sadique. Alors que Moran lui informa qu’à cette fenêtre on captait mal et qu’il fallait essayer l’autre, James haussa légèrement un sourcil avant de détourner son regard de l’écran digital, voyant ainsi le sniper pénétrer dans la cuisine, faisant un détour autour du plan de travail américain pour s’y poser contre. Comptait-il cuisiner quoique ce soit ? Ce serait plutôt amusant de voir Sebastian se mettre à faire le chef cuistot pour Jimmy… Ce qui ne déplairerait pas à ce dernier par ailleurs. Il l’aurait même bien imaginé avec un tablier autour des hanches, sans rien en dessous… A cette idée, un nouveau sourire s’étira des lèvres de James. C’était mesquin, plus de la moquerie que le fantasme sexuel d’un homme sur son conjoint, ou même des deux qui sait ; mais dans le fond c’était méchant. Bon, encore heureux que son bras droit ne soit pas candide à souhait car ça aurait très bien pu arriver.

James continua d’obverser Sebastian qui cette fois ci alla jusqu'au frigo avant de l’ouvrir. Il comptait donc vraiment cuisiner ? Intéressant, ça, très intéressant. Il avait faim, il n’allait pas le cacher, mais en même temps, il se demandait si l’homme savait bien cuisiner… Il ne ‘avait jamais encore fait pour Jim. Certes, il était déjà monté plus d’une fois ici, mais en général, il se nourrissait autrement que par des aliments si vous voyez ce que je veux dire. Bon, en gros, son intérêt principal était d’occuper le lit de Moran, tout bêtement, tout simplement, tout bonnement. Autant il n’était peut-être pas doué pour ce qui était cuisine, mais en tout cas, ce qui était affaire personnelles… Moriarty était satisfait, il ne fallait pas en douter.

Que vas-tu nous cuisiner de beau ? J'espère que ce sera comestible, au moins... Évites de mettre le feu à l'appartement, je n'ai franchement pas envie de sortir ce soir.

Son sourire taquin apparut à nouveau et alors qu’il rangea son téléphone, il se tourna et alla jusqu’à l’évier avant de saisir un verre et de se servir de l’eau au robinet, venant ensuite s’asseoir à une chaise non loin du plan de travail. Il fixait tranquillement Sebastian, semblant avoir changé totalement de caractère d’un coup. Ses yeux brillaient d’une étrange lueur malicieuse, attendant de voir ce que comptait faire son bras droit avec un couteau et de la nourriture. Il attendait avant de répondre pour le frustrer, car il savait que c’était aussi un point qui était sensible avec lui : passer du temps avec Moriarty. Il en était sûr. James aimait bien le voir se prier ainsi… C’était amusant. Surtout que l’ancien soldat détestait surement ce genre de jérémiades et autre. Et pourtant, il était comme tel avec Jim. Il ne perdait pas la face, certes, mais il était si faible face au génie du crime… C’en était tellement attachant.

Il consentit finalement à répondre à sa question après avoir bu un peu d’eau, souriant lentement tout en bougeant légèrement son visage, plissant les yeux.

Cuisine moi quelque chose de bon... Et l'on verra après.

Sa voix était pleine de défis, soudainement, et il lui lança un regard qui le stimulerait surement. Le fameux regard du « ne me déçois pas, sinon, je serais triste ». Il savait bien le faire, celui-ci, et il marchait comme sur des roulettes. Mais même s’il ratait, Moriarty resterait ce soir : comme s’il allait manquer une nuit à  continuer de torturer ainsi Sebastian. Car non, il n’avait pas fini de lui en faire voir de toutes les couleurs… Trahissez James Moriarty, et vous en paierez les conséquences. ♥
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— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
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MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 30 Mar - 20:21



What have you done Moran ?


Moriarty haussa légèrement l'un de ses sourcils, il sentis son regard le suivre . Il redressa la tête vers lui avant de capter un sourire. Moqueur. La phrase qu'il lâcha ensuite fit se figer en un masque neutre le visage de Moran.
Il lui lança un regard noir. Comme s'il était un imbécile. Il avait peut-être passé sept années dans un Enfer pire que la mort, mais il savait cuisiné. Il avait appris et il pouvait non sans trop s'avancer , dire qu'il se débrouillait plutôt bien. Alors oui, cela serait comestible et non il ne ferait pas brûler son appartement ni eux avec. Il avait l'impression de ne passer que pour un incapable, d'être un incompétent. C'était ce qu'il avait été, avec la mission de Moriarty et il sentait qu'il n'avait pas finis de lui faire payer.
En effet, il venait de perdre l'unique moyen de chasser des pensées parasites. Il aura souhaité juste cuisiner. Pour lui, pas pour Moriarty, pour une fois seulement faire une chose pour sa propre personne car cela n'était pas arrivé depuis longtemps. Certains allaient faire les magasins, d'autres lisaient des livres. Non, lui il se vidait la tête. Il ne pouvait pas la plonger dans l'eau, retenir sa respiration et faire le vide, l'eau sur son visage lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Alors il allait courir, le matin, tôt, avant que l'aube ne se lève, que Londres était endormi et qu'il était seul. Comme toujours, mais a ces instants là, d'une solitude qui vous donne l'impression de dominer le Monde encore endormis. Grisant, et éphémère. Le criminel consultant venait de l'attaquer encore une fois, à coups de sourire ravageurs qu'il ne pouvait haïr. Il se détestait d'être si faible et malléable. Comme ces idiots amoureux et transis de stupidité égoïste pleine de bons sentiments répugnants. Il les haïssait et pourtant il empruntait la même voie. Tout faire pour satisfaire le génie du crime, pour conserver une importance capitale à ses yeux. C'était comme vendre son âme au diable, mais lorsque l'on en est dépossédé, cela a-t-il vraiment une grande importance ?
Il préféra garder le silence, tenter de conserver un visage impassible. Il n'avait aucune idée de ce qu'il cuisinerait. Il n'avait pas un instant songé que Moriarty ferait plus attention que cela à ce qu'il était entrain de faire, lui, l'ancien militaire, alors qu'il était rivé sur son téléphone et pourtant, cela était devenu un autre moyen de lui mettre la pression. Il n'était pas paranoïaque, il savait combien le criminel consultant pouvait se montrer retors et l'inclinaison qu'il avait pour lui n'arrangeait en aucun cas les choses.
Un sourire sembla apparaître sur le visage, Moriarty rangea son mobile avant d'entrer à son tour dans la cuisine pour se désaltérer. Sebastian le suivit un instant du regard avant de finir par sortir des tranches de poitrine de porc et sorti plusieurs pots à épices. Ces derniers étaient rangés, par ordre de provenance, parfois Moran changeait le thème du rangement, pour penser à autre chose lorsqu'il se réveillait en pleine nuit. La marinade qu'il préparait n'aurait pas besoin de passer plus de deux heures au frigidaire, il avait assez d'astuces pour que cela prenne moins de temps. Il déposa après avoir faire chauffer le miel et le soja de les nombreux épices ainsi que l'huile d'olive avant d'y faire échoir la viande et de mettre tout cela à réserver au frais. Pendant ce temps, toujours concentré, ne faisant même plus attention à Moriarty qui était pourtant assis sur l'une des chaises près du bar et le regardait. Il n'avait jamais cuisiné pour lui, lorsqu'ils venaient ils se contentaient tout deux de goûter au plaisir de la chaire. Évitant pour le colonel de tomber dans des pensées candide , n'effectuant que ce que Moriarty attendait de lui, comme il aurait attendu cela d'un autre. Il n'était qu'un moyen et ce soir, il jouait la condition pour que le génie du crime reste avec un plat, cuisinant sous le regard inquisiteur de ce dernier, qui se mua en un regard qui lui intimait de réussir, pour ne pas le décevoir. Il perçu à son plus grand désarroi ce regard, il avait déjà déçu celui à qui allait son allégeance,. Il en avait suffisamment fait, ou plutôt pas fait. Mais son ton plein de défis ne lui présageait rien de bon, alors une fois la salade de jeunes pousses amère de roquette mise en place, la poitrine de porc cuite à pont et sentent délicatement bon, il dressa la table, l'invitant à s'asseoir avant de prendre place en face de lui.

« J''ose espérer que cela vous conviendra suffisamment . »

Il n'en dit pas plus, attendant que son vis à vis déguste les première bouchées. Moran remettait avec une nervosité qu'il tentait de cacher ses couverts en place. Si même sur cela il décevait l'homme dont il était le bras droit, il savait qu'il passerait la nuit seul et après l'ascenseur émotionnel qu'il avait vécu , bien que cela soit du fait de l'homme avec qui il aurait souhaité passer le restant de la soirée, il ne le désirait absolument pas. Évidemment il chassa toutes pensées parasites qui se seraient attardées sur un besoin de compassion ou de soutien. Non, c'était seulement pour se défouler et non pas pour taire et oublier des angoisses qui le rattraperaient avec cette bonne vieille amie culpabilité lorsqu'il se coucherait.




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— MÉTIER : Criminel Consultant. Terme qu'il s'est bien-sûr inventé, tout comme Sherlock Holmes se fait appeller Détective Consultant. En gros, on le paye pour commetre des crimes.
— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Jeu 3 Avr - 22:08

Moriarty & Moran
the taste of a long time ago...


Laissant Moran cuisiner tranquillement, Moriarty sortit à nouveau son téléphone afin d’envoyer quelques sms importants, par ci, par là, pour être tranquille durant la soirée. En même temps que cela, il réfléchissait à comment faire payer à nouveau Sebastian de ce qu’il lui avait fait. Ce coup bas dans le dos, cette odieuse trahison. Car oui, Jim avait vraiment pris cela comme une traîtrise, que ce soit volontaire ou pas. En allant chercher Moran dans ce club de tir, il avait bel et bien eu l’idée en tête de trouver la meilleure arme de ce continent, et croyait donc l’avoir dégoté : le militaire lui-même. Enfin, le militaire… l’ancien militaire. Car ce dernier était le meilleur sniper, ou tout du moins, le meilleur qu’on pouvait espérer avoir à ses cotés. Et dans un sens, Moriarty avait vraiment de la chance d’avoir réussit à le recruter pour ses services. Il n’était pas donné à tout le monde de trouver un cas aussi impressionnant que Sebastian Moran, de croiser un jour le chemin d’une âme aussi tourmentée, torturée, rongée. Encore moins de s’en faire faire enticher… Car mine de rien, on sentait bien que l’ancien Colonel souffrait d’une sorte de syndrome de Stockholm peut-être, un « amour » à sens unique, tout simplement car Moriarty n’était pas capable d’aimer. Ou alors, il ne savait pas s’en rendre compte et ne savait donc, pas l’exprimer. Sociopathe, il l’était. Cruel, aussi. Meurtrier, Destructeur… Mais en aucun cas, James Moriarty était un être aimant et plein d’attention. Il avait trop jonglé avec l’horreur et le désespoir, trop effleuré de ses doigts d’enfant fragiles à l’époque, la mort. Il l’avait vue, de ses yeux, provoquée par lui-même. Provoquée pour sauver la vie de sa mère. Provoquée pour pouvoir voir une famille sourire à nouveau. Il l’avait fait. Il avait tué. Alors dire que James aurait pu avoir un jour, une once d’amour pour qui que ce soit… Comment pouvait-il aimer les humains alors qu’ils le dégouttaient au plus au point ?

Perdu dans ses pensées alors qu’il avait fini d’écrire le dernier sms à envoyer, il se redressa légèrement, ses yeux quittant le vide lorsqu’il entendit le bruit de la viande cuir dans la poêle. Son regard marronné se posa sur l’écran digital et il tapota son pouce contre la toucher « envoyer ». Une fois ceci fait, il glissa l’appareil dans sa poche avant de soupirer, se levant afin d’aller dans la salle de bain. Une fois là bas, il s’y lava les mains, sachant que bientôt, il avait devoir se mettre à table. Il avait beau être criminel consultant, il avait des manières ; ce n’était pas parce qu’il faisait faire tuer des gens qu’il n’était pas discipliné et bien élevé. Hm, risible me direz vous… Une fois cela fait, néanmoins ; il s’essuya doucement les mains avec une serviette avant de repartir calmement jusqu’à la cuisine. Il n’eut pas le temps de se rasseoir que Sebastian revint de depuis le coté salle à manger —qui n’était autre qu’une seule pièce reliée en fin de compte—, annonçant que tout était prêt, la table étant dressée. Nonchalant, il regarda un instant son bras droit avant d’aller s’installer à table. Et quelle fut sa surprise en voyant finalement quel plat avait concocté Moran... Il ne dit rien un moment, avant de relever ses yeux vers ceux de l’ancien militaire, le dévisageant de manière grave et intrigante. Il saisit doucement les couverts déposés près de son assiette, puis commença à découper un morceau de viande, avant de souffler légèrement dessus, et de rapporter jusqu’à sa bouche, y goutant ainsi, en silence.

Et alors que le goût se rependit sur les papilles de Jim, ce dernier afficha un air presque choqué. Ses yeux qui s’étaient mis à regarder vers la droite fixèrent subitement Sebastian en face de lui, de quoi le faire sursauter. Son air grave aurait pu paraitre effrayant, au point de lui demander s’il allait bien. En ce moment même, tout le corps de James était totalement sans dessus dessous. Il sentait la chaire de poule le saisir, sa peau frissonnant légèrement avec ces saveurs en bouche ; tout, tout lui revenait d’un coup. Ce gout, cette odeur, et pour lui, tout semblait changer autour. Comme si le décor redevenait celui d’avant, celui de la grande demeure où il avait vécut, et du plat que sa mère lui cuisinait. Sa petite sœur qui accourait pour se mettre à table, et Jimmy qui se mettait à rire en la voyant faire avant de la servir. Une place vide à la table de la famille, la mère s’accoudant à la fenêtre pour soupirer, les larmes roulant discrètement le long de ses joues. Et cette fameuse soirée qui suivait, celle qui avait tout changé, qui avait tout bouleversé. Celle qui avait laissé, non, transformé le goût de ce plat en une sensation acre, amer, horrible à avoir en bouche, qui aurait pu le faire vomir sur place en y repensant.

♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•

« — James... Que va t-on faire, maintenant ? Que va t-on devenir ?! JAMES... »

Le corps gisait au sol, le crane fracassé. La mère était évanouie en haut des escaliers. L’enfant était là, fixant le corps de son père, comme s’il voulait s’en imprégner son image dans le cerveau, dans ses rétines, pour que toujours, et à jamais, il ne l’oublie. Qu’il ne puisse jamais amnistier cette vision, de ce qu’il avait fait, de ce qu’il s’était passé. De toute façon, il ne méritait que ça. Son père avait été un des plus beaux enfoirés que l’enfant avait pu connaitre. Il battait sa femme. Saoul, comme on ne sait quel merde de bar. Et en plus de la femme, c’était le petit Jimmy qui se prenait les coups lorsqu’il s’interposait entre eux. Cette fois-ci, il ne s’était pas laissé faire. L’orage avait éclaté plus tôt, et résonnait dans toute la région. Mais c’était bientôt le bruit répété d’une masse lourde tombant violemment le long d’escaliers qui avaient dût attirer l’attention dans la maison qui semblait si vide soudainement… Il l’avait poussé. Il l’avait poussé alors qu’il venait de se prendre une gifle violente qui lui avait encore laissé le tympan siffler, d’une douleur horriblement assaillante. Une de plus, une de moins, qu’en faire ?... En revanche, sa mère… C’était à se demander si elle allait se relever un jour où l’autre. Le gamin s’était penché pour prendre le pouls de cette dernière, et quelle fut sa surprise de ne rien sentir. Du tout… Rien, sauf du sang coulé le long de ses doigts tremblants. La plus petite sœur s’était mise à hurler en voyant tout ça, roulée en boule dans un coin de la pièce, en larme. James lui, se releva, lentement, comme les yeux dénudés de vie, et c’est en descendant lentement les marches une à une, la bouche entre ouvertes aux lèvres incapables de retenir leur spasmes. Il était béant. Il n’était plus rien, il ne se sentait d’aucune matière en ce monde. Lorsqu’il atteignit le sol ferme, il fixa le cadavre de l’homme mort, s’étant surement noyé dans son propre sang ou vomi. Les doigts rougeâtre du garçon se levèrent, et il se passa lentement ces derniers sur tout le long du visage, de manière nerveuse et dérangée, se laissant ainsi une traînée rubis sur sa peau d’albâtre et sa face d’enfant.

Un sursaut le conquis, alors que la voix brisée de l’enfant était audible, plus loin, dans son coin de tapisserie, les mains sur son visage de petite fille défigurée sous la grimace qu’elle abordait, face à cette horreur. Jim tourna son visage vers elle, puis, ses pas l’amenèrent jusqu’à elle, toujours aussi lentement.

« — J... J... J-a...m...es...ames... Ma...ma... maman... maman... maman, papa... I... Ja... »


Doucement, James s’assit près de sa petite sœur qui se jeta immédiatement dans ses bras tout en hurlant dans des sanglots incontrôlables. Et lui, restait là. La serrant, saisissant sa main souillée du sang de son progéniteur, empoignant celle de la petite fille, ses yeux marrons à présent de glace scrutant le cadavre qui laissait bientôt une flaque carmin saisir le sol. La voix de la gamine sonnait de manière déchirante, lui crevant le cœur, divisant son âme en deux parties, fendant le peu d’humanité en lui, poignardant cette dernière lueur qui s’effaçait en son intérieur à la veille de cette nouvelle et future journée qui allait naître. Une aube rouge. Sans avenir. Sans espoirs. Rien. Vide. Blanc. Du blanc maculé de rouge. De sang. De son sang. De son innocence. Souillée.

« — Que va t-on devenir... »


Il n'était déjà plus lui-même. L'ancien James Moriarty était enterré avec ses parents. Le nouveau était né.

♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•♦•


Sa chaise bascula en arrière et se renversa. Ses yeux semblaient comme voilés, voilés d’un liquide qu’on appelait larme, plus communément. Rapidement, l’assiette tomba au sol, et ses jambes l’emmenèrent alors jusqu’à la chambre. Son visage était blême, ses membres tremblaient de toute part. Ses yeux scrutaient tout espace vide, et il ne prit pas la peine de fermer correctement la porte une fois dans la pièce. Ses mains se passèrent dans ses cheveux, le souffle rapide et facilement audible, de manière stressée, s’arrêtant sur place afin de se tourner dans tout les sens. Il aurait juste vomi s’il l’avait pu, juste vomi ce gout horrible. Il avait à présent l’impression d’avaler du sang, de l’alcool, et de ce plat cuisiné il y avait si longtemps…

Lui laissant un gout amer. L’amertume de la peine. De la douleur. Des larmes. Du sang.

De la mort.
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— ÂGE DU PERSO : Quarante-Trois ans, dont Sept années passées en Enfer.
— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
— ORIGINAIRE DE : Londres. Comme si il avait eu beosin de revenir sur ce spas, s'enfermer de nouveau alors qu'il était enfin libre.
— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Ven 4 Avr - 18:34



What have you done Moran ?


Le criminel consultant avait un instant disparu dans la salle de bain, allant se nettoyer les mains, laissant à Moran le temps de dresser la table et d'emplir les assiettes. Il avait pris place face au brun, attendant que ce dernier daigne goûter. Il replaçait, en attendant le verdict , ses couverts, en un ballet incessant de mouvements. Il était mal à l'aise, profondément inquiet de savoir s'il avait de nouveau fait un faux pas.
Il baissa légèrement la tête après que Moriarty ait enfourné la première bouchée avant de sentir sur lui son regard. Un air profondément grave, effrayant qu fit se retourner l'estomac de Sebastian, tordant ses viscères. Il n'avait aucune idée du cataclysme qui se jouait en son vis à vis. Il ne pouvait qu'assister à un changement de tension de la part du corps de celui qui lui faisait face, ne comprenant pas l'origine de ce trouble. Avait-il mal assaisonné la viande ? Était-elle trop cuite ou pas à son goût ? Avait-il quelque chose de mal ? La chaise qui vint claquer contre le sol le tira de ces pensées stupides. Les yeux de Moriarty semblaient ourlés de larme, son teint était pâle, il semblait tremblant ainsi debout, fuyant la pièce alors que l'assiette encore pleine n'avait pas atteint le sol.
La table alla rejoindre l'assiette de Moriarty en un raclement ignoble sur le parquet et le bruit du bois qui frappe tel un battoir sur le sol. Moran s'était levé, emportant avec lui le meuble pour le retourner dans un geste de rage et de colère pure. Il se haïssait. Il fallait toujours qu'il gâche tout.
Il avait cette fâcheuse tendance à détruire tout ce qui avait de l'importance pour lui, comme Midas aurait réduit chaque chose en Or, lui les réduisait en cendres, attendant que chaque choses bonnes en son monde ait disparu. Qu'il n'en reste plus qu'une poussière noirâtre et suffocante. Si la honte et la culpabilité pouvait tué, il aurait péri depuis longtemps. Il avait trahis le criminel consultant, il avait tenté d'absoudre une partie de sa faute en cuisinant quelque chose à la hauteur de l'homme qui avait recours à ses services mais cela n'avait pas suffit.
Il avait, une fois de plus, tout fichu en l'air. Pourquoi n'avait-il pas fait de simple pâtes, fades et sans saveurs? Pourquoi avait-il encore souhaité briller aux yeux du génie du crime ? Pourquoi fallait-il toujours qu'il déçoive ce dernier ? Alors que la table valdinguait sur le sol, attirant sans doute à l'étage en dessous des murmures désapprobateurs des voisins dont Sebastian se fichait, il lâcha un juron, contre lui-même, contre sa stupidité, contre sa fâcheuse tendance à tout détruire.
Il repoussa la table d'un coup de pied rageur, ramassant à pleine mains les débris de verre et d'assiettes, pour les jeter. Il éructait d'une colère froide à l'encontre de sa personne, il nettoya le sol, se fichant de sentir certain éclats des plats se ficher dans ses paumes. Il débarrassa de la même manière le plan de travail, fichant tout à la poubelle dans un fracas retentissant. Il n'avait plus faim. Son estomac se tordait d'acidité, un sentiment aussi amer que la bile recommençait à croître en lui. Une culpabilité infinie dont il n'arrivait à se dépêtrer. Il se dirigea vers sa chambre, espérant peut-être pourvoir faire quelque chose avant de s'arrêter dans l'embrasure , souhaitant reculer et fuir, la seule chose qu'il était capable de faire correctement.
Le criminel consultant se tenait là, comme un lion en cage, en proie à une angoisse que Moran ne comprenait pas. C'était de sa faute, il le savait, mais il n'arrivait à deviner pourquoi. Il le voyait ainsi faire les cent-pas, se passer les mains dans les cheveux en gestes fébriles. Il les connaissait ces gestes. Il les avait de nombreuses fois fait alors qu'une crise d'angoisse naissait en lui. Il le regardait, impuissant, la honte et la culpabilité le rongeant, le torturant plus qu'elles n'avaient déjà eu l'occasion de le faire.
Il aurait préféré qu'il lui tambourine le torse de ses poings, que des hématomes douloureux apparaissent sur son corps pendant que l'angoisse et la colère disparaissaient de toutes les manières qu'il soit, plutôt que de le voir s'agiter ainsi. Lorsqu'il faisait ce même genre de crises, lorsque ces dernières étaient plus violentes, il n'était capable que de se recroqueviller dans un coin de sa chambre, totalement perdus et déboussolé, sans moindre raccord avec la réalité, percevant des choses que lui seul pouvait voir, pouvant se ruer sur une personne proche sans être capable de la reconnaître. comme s'il avait été un fou. C'était ce qu'il était, instable et violent, face à la détresse de Moriarty il ne savait que faire, il savait trop comment cela fonctionnait, il en était sans doute effrayé car il se voyait en lui. Une plaie béante et sombre, abysse obscure. L'abîme appel l'abîme et celle qui habitait le criminel consultant avait toujours fait écho dans l'esprit de l'ancien militaire.
Il était planté là, dans l'embrasure de la porte, le corps témoignant de la haine qu'il se vouait, serrant les poings sans voir qu'il avait du sang sur les mains. De toute façon, ses mains était toujours couvertes d'hémoglobine, il pourrait se laver les mains un millier de fois, faisant disparaître toutes traces que le liquide visqueux rouge serait toujours sur ses mains, comme imprimé dans sa rétine. Son regard lui, démontrait son affolement face à la situation, l'état de total égarement dans lequel il se trouvait. Il n'avait jamais vu Moriarty perdre le contrôle de cette façon, pas d'une manière si proche des siennes. Le Génie du Crime sondait le vide, cherchant des mirages, alors Moran marcha droit sur lui, l'entourant de ses bras, dans une étreinte non pas violente et rude, mais confortable, rassurante et ferme. Il le retenait pour qu'il cesse de bouger, il le pressait contre lui dans un mélange de force et de douceur. Pour qu'il se souvienne d'où il était. Il pressentait que le brun le rejetterait, qu'il l'invectiverait plus qu'il ne l'avait déjà fait mais au moins il serait de retour dans cet appartement d'Oxford Street. Le criminel ne pouvait pas perdre pied, il était arrogant et fier, avec toujours un coup d'avance, il ne pouvait pas ressembler à Sebastian, pas comme cela, car le colonel était face à un miroir, il y voyait son reflet, y voyait ses propres faiblesses et Moriarty ne pouvait être ainsi. Il l'avait bien trop idéalisé et hait pour qu'il se montre ainsi. Le brun devait revenir, qu'il lui fasse payer son échec il s'en fichait. L'amertume de ce souhait lui giflerait le visage plus tard, mais l'Irlandais ne pouvait pas le laisser seul, car si Moriarty flanchait qui lui tiendrait la tête hors de l'eau ?




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— ÂGE DU PERSO : Moriarty possède ni plus, ni moins que trente et un ans. Il le vit plutôt bien, enfin, il n'en a rien à faire à vrai dire.
— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
— LIEU D'HABITATION : Seul ses plus proches bras droits le savent, et encore... Donc je ne pense pas pouvoir vous le communiquer.
— MÉTIER : Criminel Consultant. Terme qu'il s'est bien-sûr inventé, tout comme Sherlock Holmes se fait appeller Détective Consultant. En gros, on le paye pour commetre des crimes.
— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Sam 10 Mai - 22:45

Moriarty & Moran
They call it... Feelings.


Le monde de James Moriarty était sombre, froid, cruel… Et quiconque mettait les pieds dans sa vie goûtait un petit peu de cet univers. Que ce soit par ses sourires légèrement dérangeants, ce regard insistant semblant percer le fond de vos pensées les plus intimes et ce avec une facilitée déconcertante, ses  gestes calculés et amenant une crainte presque imminente de voir quelque chose éclater tout à coup… Il était une bombe à retardement sur patte qui dès qu’il en trouvait un quelconque plaisir personnel, explosait au visage de ses victimes sans aucune compassion et avec une joie presque écœurante. Mais ce monde, bien qu’on en aperçoive quelques bribes en l’approchant, ne pouvait être vu en son intégralité. C’était un grand espace, vide, coloré de rouge et de noir, à la fumée carmin et au froid aussi mordant que les canines d’un loup. Seul un corps, petit, mince et recroquevillé pouvait être visible, un enfant à l’âme abandonnée et errante dans un autre monde, à l’innocence souillée d’un liquide rubis à ses pieds, pleurant pour essayer d’oublier. Nombreuses facettes de James pouvaient être décrites, et celle-là restait la plus profonde, la plus inaccessible, la plus personnelle, la plus privée. Et, dans sa tête, il ne se souciait de cette partie car elle n’avait jamais vraiment refait surface, encore moins en la compagnie de quelqu’un, qui que cela pouvait être.

Et pourtant.

A croire que certaines personnes pouvaient réellement tout changer. Et tout, c’était tout. Sebastian Moran avait ce monde sous les yeux. La vue de cet enfant entre-déchiré, dont les sentiments se bousculaient en lui, paniquant, intérieurement, alors que la culpabilité et la cruauté se combattaient pour savoir qui des deux allaient prendre le dessus. S’il devait rester stoïque ou alors tomber plus bas que terre. L’amertume et le dégoût de la vie avait débuté depuis longtemps à cette époque. Tellement de choses qui s’expliquaient lorsque l’on connaissait la vérité… Mais cette vérité était mise sous silence, bâillonnée, cadenassée, étranglée… Pour que jamais cela ne se sache. Mais cette vue. Ce comportement. C’était tout, c’était James, l’une des facettes ultimes et dont personne n’aurait jamais vu l’apparence sauf ce jour là. Sauf Sebastian.

Pris dans sa panique, il ne faisait plus attention à ce qui l’entourait. Il s’était contenté de passer ses mains dans ses cheveux, encore et encore, les plaquant d'autant plus en arrière qu’ils ne l’étaient déjà, arrivant même à les désordonner pour laisser quelques bouts de ces mèches retomber sur son front, tandis que sa langue passait contre ses lèvres tremblantes, à répétition. Sa respiration était alarmante et d’une rapidité visiblement hallucinante, traumatisé par ce qui était resurgit en lui depuis des années. Alors que la pression ne faisait que monter dans sa tête, dans son corps, entièrement en lui pour n’en laisser qu’une masse lourde de tristesse et de plaies se rouvrant pour saigner abondamment, les pas qui s’avançaient vers lui ne l’inquiétaient guère. Il était dans sa cacophonie, dans son propre piège, qui lentement se refermait pour pouvoir traverser la chaire de ses souvenirs de par ses pics de fer et de remords.

Mais comme une lumière dans le froid des ténèbres, des bras qu’il connaissait si bien vinrent le presser doucement contre un torse lui étant familier. Ses yeux s’étaient alors écarquillés un moment, tandis que ses lèvres s’entrouvraient pour exprimer cet état de choque, ce brutal changement de monde qu’il venait de subir. Tout semblait s’écrouler autour de lui, mais ces bras le retenaient, laissant place à une pièce ressemblant à une chambre, la chambre de cet appartement où il était actuellement, ses tympans sifflant puis laissant place à un vide et un silence à la fois doux et salvateur. Mais un son bien plus marquant vint à ses oreilles. Boom. Boom… Boom. Boom…

Les battements de cœur de Sebastian, à l’unisson de ceux de James, le réveillait réellement de ce long cauchemar éveillé. Un long soupire s’éleva, s’extirpant des lèvres du génie du crime qui laissa ses paupières se clore d’une lenteur savourée. Semblant tout à coup fait d’aucune lourdeur, substances de ce monde, de rien ; il laissa son front retomber précautionneusement contre la clavicule et le bas de la gorge de l’homme qui continuait de le garder ainsi, enveloppé, protégé, lové, tandis qu’il réussissait à reprendre pied.

Son esprit se vida, devint blanc, aussi blanc que la jeune neige d’hiver qui tombait en flocons jusqu’à créer une couche de velours sur le sol. Il n’avait que cette phrase, que ces mots arrachés de ce cauchemar avant qu’il ne se termine définitivement plus tôt, qui revenaient en boucle dans sa tête, encore et toujours, bousculant le parfais duvet de neige qui pourtant avait réussit à éclore dans son esprit. Ses lèvres s’entre-ouvrirent d’elles même, et alors que son visage bougeait légèrement contre cette masse qui ne bougeait pas, comme stoïque, il prononça ces mots.

Je hais tout de ce monde.

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— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
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— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
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MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 18 Mai - 17:34



What have you done Moran ?


Ce qu'il voyait du criminel consultant dans l'embrasure de la porte était effrayant. Il doutait que ce fût le même homme, il ressemblait à un enfant, perdu, coincé entre deux choses et qui pourtant tentait de jaillir d'entre ses deux chaînes qui semblaient le maintenir depuis si longtemps. Il semblait déchiré, en million de pièces, comme un puzzle aux composants qui n'iraient pas ensemble. Moran voyait tout cela et il était pour la première fois terrifié, terrifié à l'idée que Moriarty ne se brise, s'échappe et devienne fou, lui, qui avait l'air tellement fort et sûr de lui, impassible, lisse d'apparence, un masque qui venait de s'effriter, de se fracasser contre le sol comme une assiette l'avait fait plutôt. C'était de la faute de Sebastian et ce dernier le savait. Il venait de briser cette assurance apparente qui lui avait tant servis de bouée de sauvetage alors qu'il tentait de ne pas paraître aussi faible qu'il l'était.

Il voyait le criminel consultant aplatir encore et encore ses cheveux en arrière de sa tête, s'humecter les lèvres à répétition. Il connaissait ses gestes, il les redoutait et entendait cette respiration rapide. Il ressemblait à une bombe sur le point d'exploser, mais il ne fallait pas, il ne pouvait relâcher cette pression qui semblait prête à atteindre son apogée, qu'adviendrait-il de lui, le simple sniper si Moriarty se laissait aller à tout ceci ? Si Moriarty devenait aussi faible et inutile que lui ? A craindre les moindres bruit, les moindres choses qui lui faisait se souvenir d'instant qu'il aurait à jamais préféré oublier. Qui l'obligeait à n'être qu'un foutu chien de garde tout juste bon à aboyer d’inquiétude à l'intérieur de sa tête ? Une chose inutile, voilà ce qu'était Moran et il ne pouvait se permettre de laisser Moriarty gâcher ce qu'il était par sa stupidité et ses échecs. Il avait mis le génie du crime dans cet état, c'est lui qui devait l'en sortir. C'est là qu'il avait agis en traversant la chambre d'un pas rapide, sans trop savoir pourquoi il le faisait.

Il avait entouré de ses bras l'homme qui faisait les cents pas, qu'il faisait s'écrouler ce monde inexistant en le plaquant contre son torse. Il ne voyait pas le brun ouvrir ses yeux de stupeur tout comme ses lèvres, il fermait les yeux, attendant des coups, qu'il se débatte et le frappe car c'était de sa faute. Il le retenait du mieux qu'il le pouvait pour l'obliger à se calmer et il attendait. Il guettait le moment où la respiration du criminel se ferait plus douce, et il vint.

Un soupire s'éleva avant de mourir. Le front du brun retomba contre sa clavicule, sans plus de cérémonie, il le serrait contre lui, il s'était attendu à des coups, des cris de rage et de refus, mais rien ne vint sinon le silence, ses battements de cœur longs et lents étaient pétris d'angoisse et de culpabilité, qu'avait-il encore fait, pourquoi fallait-il qu'il détruise tout. Il était droit, stoïque, une statue de marbre qui pourtant à l'intérieur n'était qu'une boue aussi visqueuse et noirâtre que le pétrole qui s'agitait, se maudissait.

Il se pencha vers lui, passa sa main dans les cheveux de Moriarty, il bougeait de nouveau alors qu'il était demeuré impassible, serrant juste le criminel consultant entre ses bras, sans dire mot. Moran n'était pas empli que de rage sourde à cet instant contre lui-même car il était toujours en colère, non, il y avait avec un autre sentiment qui produisait ce mélange, une compassion à vomir qui se distillait en lui, goutte à goutte alors qu'il voyait le brun souffrir. N'avait-il pas souffert comme lui, ne voyait-il pas dans son regard devenu spectral ce même blanc qui l'avait parfois envahi ? La neige était toujours tâchée, ourlée, inondée de sang et de cris dans la tête de l'ancien colonel, mais peut-être pouvait-il comprendre. Cette haine, envers le monde qui nous avait tant fait souffrir, cette envie de la réduire à néant, de la rendre aussi sombre que la poussière qui nous constituait. Il éprouvait non pas de la pitié, mais ce sentiment qui éclosant en lui murmurait qu'ils étaient semblables, si semblables Moriarty et lui. Mais ce n'était qu'un tissus de mensonges, ils étaient des pièces amochées, écrasées par la vie qui s’emboîtaient tant bien que mal pour se soutenir l'une l'autre, mais le militaire ne parvenait plus à être ce petit morceau de métal capable de survivre au milieu de cette broyeuse infernale, seul contrairement à celui qu'il servait et comme il l'avait cru. Non, il avait besoin de Moriarty mais tel n'était pas le cas de ce dernier, il en état certain. Pourtant, le doute s'insinuait alors qu'il avait le brun au creux de ses bras, le génie du crime avait semblé si perdu, si blessé, si vulnérable.

Et pourtant, il était toujours capable de faire mal. Les paroles du brun le heurtèrent, au plus profond de son être. Son cœur se serra, se recroquevilla comme s'il avait voulu imploser. Mais tel n'était pas le cas, la mort aurait été trop douce. Non, Moriarty haïssait tout de ce monde, lui y compris, lui, son loyal, si serviable bras-droit, sans doute trop stupide pour voir qu'il ne lui prêtait attention que par intérêt, c'était sans doute ce que le génie du crime pensait de lui, après tout, un sniper, dévoué de surcroît, il fallait le conserver avant qu'il ne devienne obsolète. Alors pourquoi pas le haïr, après tout, le génie du crime n'aurait pas dévié quelques heures plutôt et il se serait débarrassé de lui, il aurait été bien tranquille, il en était capable, preuve encore que l'ancien militaire faisait partie de ces choses haïssables.

Il releva la tête de l'homme dont il était le bras droit. Scrutant son regard, le sien était cave et glacé, comme si on avait pu voir au travers les abysses obscures de sa personne, dans lesquelles la culpabilité ourdissait de futures souffrances et cauchemars intolérables, il la sentait, mais il restait focalisé sur les mots de Moriarty. Si lui haïssait chaque chose en ce monde, tel n'était pas son cas, il y avait une unique chose qu'il ne parvenait à détester, il se méprisait d'ailleurs pour cette faiblesse, mais s'il devait aimer, ne serait-ce qu'un minimum, alors il le ferait pour deux. Il se pencha vers lui et sans doute parce qu'il était aussi perdu que lui en cet instant, il l'embrassa.




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— ÂGE DU PERSO : Moriarty possède ni plus, ni moins que trente et un ans. Il le vit plutôt bien, enfin, il n'en a rien à faire à vrai dire.
— NATIONALITÉ : L'on pense qu'il est Londonien, mais pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Oui, il a les passeports, mais non il n'est pas Anglais ; mais Irlandais.
— ORIGINAIRE DE : James est originaire de Dublin, la capitale de l'Irlande. Ca s'entend à son accent irish.
— LIEU D'HABITATION : Seul ses plus proches bras droits le savent, et encore... Donc je ne pense pas pouvoir vous le communiquer.
— MÉTIER : Criminel Consultant. Terme qu'il s'est bien-sûr inventé, tout comme Sherlock Holmes se fait appeller Détective Consultant. En gros, on le paye pour commetre des crimes.
— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 18 Mai - 20:03

Moriarty & Moran
ARE YOU EVEN REAL ?


Lentement, doucement, silencieusement, les bras qui entouraient le faible et fragile corps de James ne cessaient de lui apporter un soutien, un soutien bien plus que nécessaire en ce moment même. Mais Moriarty lui-même ne se rendait pas compte de cela, trop bien, justement, ainsi. Ses yeux s’étaient clos, laissant un calme insondable le saisir, une paix qui montrait enfin le fait qu’il s’était calmé. A temps. Et grâce à qui ? Jamais il ne se l’avouerait. Sebastian comptait pour lui, car sinon, il n’aurait jamais eu un tel impact à un moment pareil. Laissant un souffle indétectable s’échapper d’entre ses lèvres à peine entre-ouvertes, il laissa les mains de son face à face soulever son visage, rouvrant automatiquement les paupières mais de manière lente et nonchalante, laissant son regard se planter dans celui de Moran. Il aurait cru alors se noyer. Se noyer dans cette expression, dans cette couleur d’un bleu marin profond, autant que l’était les abysses de la mer. Noyer… Noyées étaient les sentiments de cet homme. Il ne savait surement plus où en donner de la tête, il ne savait surement plus où poser les pieds, de peur de faire des faux mouvements, gestes mal placés et tout ce qui s’en suivent… Or, là, ça ne comptait plus. En cet instant, James était vide, comme dit pus haut ; mais sous ses yeux se présentait ce visage qui semblait le ramener à la normalité. En fait, il ne voyait plus que Sebastian. Le reste était effacé, toujours blanc tacheté. Mais lui, il était là, debout, le regardant comme pour lui intimer qu’il n’était pas seul et qu’il devait tenir bon… Il devait tenir bon. Ils devaient tenir bon.

Comme une sensation de satin. Les lèvres de Moriarty rencontrèrent celles du brun en face de lui sans qu’il n’ai eut un seul mouvement à faire, un seule chose à dire. Et cela lui plu. C’était salvateur, reposant, et malgré tout cela, il ne pu s’empêcher de reculer ses lèvres de lui-même tout en grimaçant, l’esprit traversé d’une question pertinente qui l’avait secoué. Son regard balayait un instant le sol, sourcils froncés et l’air légèrement remonté, avant de relever à nouveau son regard vers celui de Sebastian.

Es-tu donc fou à ce point, Sebastian ?

James n’avait jamais réellement compris ce qu’était les sentiments et à quel point cela pouvait-être puissant… Tout du moins, pas en ce qui le concernait. C’est pourquoi, au fond, il se demandait comment avait-il fait au final pour réussir à faire dépendre Sebastian de lui. Peut-être la confusion du moment, il ne savait pas vraiment, mais en tout cas… Impossible pour lui de vraiment déterminer la raison de ce comportement. Pourtant, la réponse était si évidente.

Vous savez quoi ? Cela lui importait peu, au final. Il voulait oublier, et il y arrivait lorsque son corps entrait en contact avec la peau de cet homme, juste devant lui. C’est pourquoi il ne laissa même pas le temps à Sebastian de lui répondre qu’il leva ses mains et saisit son visage, un peu précipitamment mais d’une manière tout de même précautionneuse afin de l’embrasser à nouveau, laissant ses yeux à nouveau se clore et ainsi se fermer du monde extérieur. Il ne voulait plus que les sensations. Cette chaleur, ce corps contre le siens, celui de Moran, et seulement celui-là. Ses mais avaient dérivés dans les cheveux foncés de cet homme, et il restait ici, planté là, à l’embrasser. De toute façon, le pauvre sniper n’en tirerait rien d’autre que cela, vu l’état dans lequel il était. D’un regard posé et objectif, cette scène sauterait aux yeux comme avec en source de ces événements : les sentiments. Moriarty faisait en effet, preuve de sentiments. Que cela ait été de la douleur et ensuite une brusque envie, que cela ait été de la culpabilité puis ensuite le soulagement, que cela ait été de la souffrance et ensuite le réconfort des bras humains d’une personne bien précise… Il ressentait. Rien que l’ennui perpétuel qu’il avait en était. Ce qu’il pouvait clamer, c’était faux. Moriarty n’a pas de cœur ? Alors pourquoi ce dernier battait-il la mesure lorsque sa peau touchait celle de Moran ?

Il se laissait aller, le cours du temps continuant de défiler. Sebastian pouvait le porter où il voulait désormais. Tant qu’il le tenait dans ses bras, pour le moment, tout irait bien… Tout irait bien.
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— ÂGE DU PERSO : Quarante-Trois ans, dont Sept années passées en Enfer.
— NATIONALITÉ : Anglais, bien que cela l'exaspère. Appartenir à la Couronne alors que celle-ci l'a abandonné lui donne envie de vomir.
— ORIGINAIRE DE : Londres. Comme si il avait eu beosin de revenir sur ce spas, s'enfermer de nouveau alors qu'il était enfin libre.
— LIEU D'HABITATION : Il habite Londres, plus précisemment Oxford Street, cette grande avenue qui mène jusqu'à Picadilly Circus, pleine de bruits et de gens, comme pour couvrir le vacarme dans sa tête.
— MÉTIER : Gérant d'un club de Tir Huppé, Bras droit à plein temps du Criminel Consulant bien que le recel d'arme et la disparition de corps soient également de son ressort.
— ARMES DU PERSO : Un sniper, une arme de précision qu'il maîtrise à la perfection. Il ne rate jamais sa cible.
— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 18 Mai - 21:20



What have you done Moran ?


Les yeux de Moriarty scrutèrent les siens alors que les paupières de ce dernier s'ouvraient vers lui. Il le fixait, insondable, droit dans les yeux comme s'il avait pu s'y noyer et Moran faisait de même, tentant de lire dans ce regard qui réservait tant de surprise, qui avait appartenu à tant de facettes du génie du crime qu'il était difficile de les compter. Mais il se fichai des rôles qu'il jouait car Sebastian avait l'impression de le connaître, plus que tout les autres, un privilège à double tranchant mais qui lui permettait d'essayer de sortir Moriarty de l'instabilité dans laquelle il s'était trouvé quelques secondes auparavant. Il connaissait Moriarty, du moins il le croyait, mais ce dernier avait toujours trouvé les moyens de se montrer imprévisibles, en bien ou en mal, et alors qu'il avait cédé à l'angoisse, Moran avait découvert un criminel consultant qu'il n'avait jamais vu. Mais il avait tenté de les faire tenir bon, du manière bien naïve mais lorsqu'il s'était penché pour l'embrasser, il n'avait plus vu que cette alternative, pleine de certitude candides.

Ses lèvres croisèrent celle de Moriarty. Ce n'était pas un baiser volé, fougueux, colérique et amer non, les lèvres de Moran était douces, tendres, rassurantes et aimantes. Il cru un instant que les secondes allaient se dilater mais tel ne fût pas le cas, les lèvres du criminel consultant se reculèrent, grimaçantes. L'ancien militaire cru voir ses efforts s'effondrer un à un. Il détourna le regard pendant que celui du génie du crime fixait le sol, leurs yeux se croisèrent de nouveau, au grand dam de Sebastian qui entendit de nouveau des paroles qui le meurtrirent. N'avait-il donc pas compris ? N'avait-il donc pas deviné la raison de sa dévotion ? Etait-il aveugle à ce point pour ne pas voir ce qui crevait les yeux ? Peut-être était-ce mieux ainsi, le colonel n'aurait qu'à se faire une raison, cela prendrait du temps mais au moins, il finirait par comprendre que ce qu'il cherchait à percevoir chez Moriarty ne serait que des éclairs fugaces, comme des étoiles filantes qui disparaîtraient aussitôt apparues. Il ne sût quoi répondre. Etait-il fou ? Probablement, qui aurait eu l'audace de travailler pour le Criminel Consultant ? Il avait passé sept années de sa vie en Enfer, sa santé d'esprit était bien évidemment à remettre en doute, mais jusqu'où était-il fou ? Son inclinaison pour le génie du crime était autodestructrice certes, mais cela était-il folie que de s'abandonner à la seule chose qui le maintenait en vie ? Il n'eût de toute façon pas le temps de répondre, la bouche du brun écrasait la sienne après que ses mains aient saisit le visage de l'ancien militaire. Il laissa Moriarty l'embrasser fermant les yeux pour goûter à la saveur du baiser impromptu. Les mains de Moriarty se perdirent dans les cheveux de Moran et ce dernier ne pu s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il serra Moriarty contre lui, doucement, pour sentir son corps contre le sien, s'assurer qu'il était toujours là, qu'il tenait bon. Son cœur cognait dans sa poitrine, plus rapidement sous l'effet de la promiscuité et du baiser. Il sentit le criminel consultant se laisser aller à lui, il le serra encore dans ses bras avant de le soulever, Sebastian était plus grand et cela facilitait les choses, il continuait de l'embrasser, alors qu'il le déposait avec douceur sur le lit.

Il continuait de l'embrasser, avec douceur alors qu'il ne cessait de lui prouver silencieusement en le serrant contre lui qu'il était sans doute aussi fou que Moriarty le présentait. Il l'aima ainsi une bonne parmi de la nuit, comme pour se faire pardonner de ses échecs de la journée, de son incapacité à avoir satisfait dans ses tâches dévolues l'homme dont il était le bras droit. Le temps s'écoula avant que le sommeil et la fatigue ne les emportent, laissant la nuit défiler, paisible et douce, sans un seul cauchemars pour Moran qui dormait, serré contre le brun.

L'ancien militaire se réveilla en sursaut, une douleur intense lui vrillait de nouveau le flanc, brûlante, lancinante, perforante, comme chaque jour, à la même heure qui le faisait se tétaniser dans son lit pour faire passer cette douleur intense. Il en aurait pleuré tant la souffrance était terrible et ne s'atténuait pas, il avait cru, pendant un temps, mais les événement de la veille avaient apporté trop d'émotions dans ce corps aussi vide qu'une chrysalide sans chenille. Les sentiments avaient besoin d'être exulté, la souffrance était l'échappatoire. Il se recroquevilla dans son lit un instant, fermant les yeux, ne se souciant même pas de savoir si Moriarty était là, peut-être ce dernier était-il déjà parti, après tout, il avait pris son dû.

Il chercha à tâtons dans les tiroirs de sa table de chevet, faisant tomber la lampe et le réveil déjà éborgnés, il tentait de retrouver les reste d'un anti-douleurs, un sachet de morphine qui y serait abandonné. Mais il ne restait rien, sinon du vide, il étira un peu plus le bras pour en être certain mais ses côtes semblèrent se déchirer. Il tue un hurlement en se tournant en l'étouffant dans les draps. Après plusieurs minutes ainsi prostré, il se dressa tant bien que mal hors de son lit, titubant, se dirigeant vers la salle de bain dont la porte était entre-ouverte pour y retrouver des substances salvatrices qui éloigneraient la douleur.




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— ARMES DU PERSO : Sebastian est son arme la plus sûre et la plus fidèle, qui en général ne rate jamais son coup comme il est tireur d'élite. Sinon, il garde toujours un revolver sur lui.
— AMOUREUSEMENT : Moriarty, aimer ? La bonne blague... Il n'a d'yeux que pour Sherlock, certes. Mais du point de vue connaissance personelle, je pourrais dire que Sebastian Moran est la personne qui lui est la plus... chère ?
— O. SEXUELLE : Il n'a que faire de ça. Tant que les gens lui servent, homme, ou femme, de là même à devoir aller jusqu'au lit... Ca n'a pas d'importance.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Dim 18 Mai - 23:37

Moriarty & Moran
WHEN I'M DEAD... WHAT DO YOU DO ?


Il n’était plus qu’un corps comme un autre, abandonné à un plaisir et à une délivrance salvatrice. L’on disait que la chaleur humaine d’une nuit pouvait bien souvent effacer tous vos problèmes, du moins, momentanément… C’était vrai. Ou en tout cas, cela marchait chez Moriarty. Mais pas avec n’importe qui. Bien que là, à ce moment précis, il en avait eu besoin, les autres soirs où cela se produisait aussi, il n’était pas forcément dans cet état. Et pour autant, au fond, cela lui apportait tout de même un bien, une habitude, une sorte de petit équilibre, et quelque soit la façon dont il se persuadait que perdre Sebastian ne lui ferait rien, cela l’irriterait au moins un peu. Mais chez James, un peu, c’était comme toucher quelqu’un de manière profonde et émouvante. Mais, changeons bien vite de sujet. Parler de ce genre de chose à propos de cette gamme de personne est très déstabilisant, ne ternissons pas non plus son image du parfait vilain, sans cœur et sans reproche, tuant à l’aveuglette et dénué de remords les personnes qu’il croise s’il en a un quelconque besoin, ainsi que manipulant tout un pays entier pour son propre petit divertissement. ... Oups, ce n’est pas mieux de tourner cela dans ce sens, n’est-ce pas ? Oublions.

La nuit s’écoula paisiblement après l’échange qu’ils eurent. Endormit comme une masse contre ce même corps qui le rassurait en cette unique nuit de faiblesse qu’il avait subis, Moriarty reprenait des forces et réussit à dormir sans aucuns soucis. Bientôt, les lueurs du jour le réveillèrent. C’est alors qu’il rouvrit ses paupières, lentement, avant de bouger contre la peau de Sebastian qui semblait profondément endormit. Ne s’en préoccupant pas vraiment, il se tourna pour être dos à lui et accessoirement face aux rayons de soleil encore timides, se passant une main au niveau des yeux dans quelques soupirs se faisant encore somnolents. Papillonnant ses paupières, il réussit alors à affronter la lumière qui lui permit de reprendre correctement ses esprits. Et il se souvint. La soirée dernière, ce qu’il s’était passé, ce qu’ils avaient ensuite fait, et pourquoi il était là. Pourquoi il était là… Initialement, c’était pour parler d’une mission avec Moran. Mais derrière cette raison s’en cachait une autre, bien plus malsaine.

Il se retourna alors, laissant la moitié de son visage se fondre dans l’oreiller moelleux et réconfortant qu’il détenait d’une main, ses yeux papillonnant à nouveau, mais admirant en silence autre chose. Il regardait de près Sebastian dormir. A vrai dire, il n’avait jamais vraiment pris le temps de se poser et de le regarder avec détail et précaution. Enfin, si ; mais pas avec la même vision et le même objectif en tête. Là, il voulait juste le regarder, et s’imprégner de lui un instant. C’était par pur curiosité, une curiosité qui, oui, était à l’origine de tous ces événements déroulés au cours de la soirée et la nuit précédente. Il voulait juste prendre le temps de l’analyser avec attention. Et c’est ce qu’il fit. Il se faisait des remarques sans se surprendre, portant sur la beauté de son visage ou les détails de ses traits. Des choses banales selon lui. Tout le monde regardait les gens avec ce genre d’aprioris, alors si lui arrivait à être comme ça de temps en temps, pas de quoi fouetter un chat. Mais son attention se focalisa sur une bien autre chose. Une chaîne pendant autour du cou de Sebastian. Possédant d’ailleurs, deux plaques en fer, avec des choses de gravées dessus. Tendant son autre main, il saisit l’une de ces plaquettes en métal et la lu. « Colonel Sebastian Moran AB positive 1st Bangalore Pioneers Army ». Dog tags. Il était vrai qu’à l’armée, c’était obligatoire. Qui sait si vous aviez été décapité ou autre, qu’on sache qui vous étiez… Heureusement, ce Sebastian était le vrai, le seul et l’unique, celui qui tirait d’une précision chirurgicale. L’homme dont Moriarty était bien content d’avoir sous la main lorsqu’il en avait besoin.

Il laissa les dog tags retomber contre la peau de l’endormit, avant de le regarder une dernière fois de manière précise. Une fois ceci fait, il se redressa. Oui, son idée initiale était bien plus lugubre qu’une simple visite pour s’affirmer que la mission était finie. Car en général, il favorisait les sms pour ce genre de choses quoique vous me diriez que ce fut différent à cause de l’échec de cette dernière. Mais toujours était-il : Il allait mourir. Bientôt. Très bientôt. Qui ? Hé bien, Moriarty. Mais il ne comptait pas ignorer quelle serait la réaction de Sebastian en découvrant son corps, mort, ou même en voyant une possible balle lui traverser le crane ou on ne sait quoi d’autre, à l’issu de son futur affrontement avec Sherlock. Car oui, il comptait l’affronter… Il le lui avait promis. Il allait être servit.

Se levant du lit tout en faisant attention de ne pas réveiller Sebastian, James se rhabilla au stricte minimum. Boxer, pantalon et chemise. Cela fait, il traîna les pieds jusqu’à la cuisine tout en se recoiffant d’un geste lent et délicat, ouvrant le frigo que possédait Moran avant de chercher un certain genre d’aliment. Une fois trouvé, il le prit, ferma le frigo, se bu un petit verre d’eau et finalement s’en retourna à la salle de bain. Il entreprit de faire couler un bain, alors qu’il posa ce qu’il avait chipé dans le réfrigérateur sur le rebord de la baignoire. Ceci fait, il se redressa et ferma un temps les yeux. Il fit le vide, le réveil se faisant très dur, puis une fois ceci fait, tourna les yeux vers ce qui semblait pouvoir l’aider à faire ce qu’il comptait mettre au point. Remontant la manche d’un de ses bras, il se fit faire face à son poignet et le maquilla de façon à faire croire qu’il venait tout juste de se couper les veines. Rangeant le tout soigneusement, il saisit un gobelet surement assigné à la brosse à dent de Sebastian et y mit de cet aliment rouge et pâteux, avant de verser avec de l’eau et d’un peu d’autres produits trouvés par ci par là dans la boite à pharmacie. Intelligent et chimiste prodigieux, il sût reproduire un liquide semblable à du sang et ce, rien qu’avec ce qu’il avait sous la main. Prochaine étape ? Ses yeux se tournèrent faire la petite armoire à coté du miroir du lavabo. Il l’ouvrit, farfouilla et trouva une lame de rasoir. Parfait. Maculant cette dernière du faux sang qu’il venait de faire, il la balança ensuite par terre, vers la porte, quelques éclaboussures rouges se formant. Le reste, il le ferait une fois au chaud.

Et une fois au chaud, comme dit précédemment, Moriarty se prélassa un moment, coupant l’eau. Il était resté habillé, n’ayant nullement pensé à enlever ses affaires. Bah, peut importe : cela rendait le tableau plus dramatique. Une sorte de confusion, de folie, qui aurait surgit après s’être coupé les veines au point de se laisser retomber dans le baquet d’eau à ras-bord qui avait débordé. Car, oui, il avait fait déborder son bain. Rouvrant les yeux après d’être passé un peu d’eau sur le visage, il s’en alla saisir le gobelet. En un premier temps, il en versa dans l’eau qui se colora d’une manière plutôt jolie, laissant diluer le mélange qu’il avait produit. Ensuite, il en versa tout le bord de la baignoire et même sur la surface face à la porte, et enfin : il s’en mit depuis le poignet, laissant couler tout le reste le long de sa main puis jusqu’au sol, redirigeant son bras vers le bas pour que cela semble totalement logique à vue d’œil. Et maintenant ? Il n’avait plus qu’à attendre. Balançant le gobelet un peu plus loin et ce, sans aucune compassion pour ce dernier, James ferma doucement ses yeux et se laissa un peu plus tomber dans l’eau, soupirant et souriant lentement, voir même de manière malsaine. Il avait hâte de voir sa réaction, qui serait surement Ô combien amusante. Et cette tête, lorsqu’il ferait « — Bouh, not dead ! »… Risible, surement très risible même ! Bien que cela ne l’étonnerait même pas de se prendre une gifle car il allait surement trop loin, actuellement. Quel manque de décence. De la décence ? Il n’en avait jamais. Jamais.

Se détendant comme dans un bain parfaitement normal, Moriarty chantonnait. Jusqu’à ce qu’il entende du mouvement. C’est là qu’il se stoppa, et prit un air bien plus tragique. Le tableau, vu d’extérieur, faisait penser à un vrai suicide, tragique,  sanglant, glauque. Et c’est là que la porte grinça en s’ouvrant. Il n’avait plus qu’à faire le mort. Faire le mort ? Non. Il était mort.
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— AMOUREUSEMENT : Son inclinaison va à Moriarty, tout comme son allégeance. Mais ne lui parlez pas d'amour.
— O. SEXUELLE : Bien qu'il ne soit pas insensible à certain charme féminin, il a une nette préférence pour la gente masculine, surtout lorsque cette dernière s'appelle James Moriarty.

MessageSujet: Re: — What have you done, Moran ?〔PV. Sebastian〕 Ven 9 Jan - 0:28



What have you done Moran ?



Il se réveille, un sentiment étrange d'abandon le saisissant, comme si c'était cela qui l'avait poussé à ouvrir les yeux dans la lumière du jour. Le lit est vide, il cherche a tâtons ce corps qui aurait du s'y trouver, mais la place est froide. Il étouffe un grognement de rage, abat son poing sur l'oreiller à ses côtés. C'est toujours ainsi, jeté dès le matin comme un mouchoir usagé dont on ne veut plus. Il le sait, il a mal et pourtant lorsque le prochain message, le prochain appel qui se fait sentir de cet employeur avare de sentiments retenti, il décroche, toujours. Il finit par se lever en soupirant, le soleil éclaire de ses rayons la chambre, un léger bazar qui le met mal à l'aise et qu'il faudra ranger. La nuit l'avait éloigné de tout ceci, il n'avait pas senti le regard de Moriarty se poser sur lui ce matin là, il n'avait pas non plus senti ces chaînes portant son nom se mouvoir dans la main de celui dont il était le bras droit. Il n'avait rien sentis car il s'était abandonné, dans cette étreinte où il avait presque cru que James pouvait l'aimer. Il avait été bien naïf et le sommeil de l'innocence l'avait emporté, durant quelques temps, jusqu'au matin, pour une fois que les cauchemars ne venaient s'en prendre à lui. Il se dirige vers la salle d'eau, il se doit d'être près, il ne sait ce que Moriarty a prévu, s'il est me que son bras droit doit expier au plus vite les fautes de la veille par un meurtre matinal. Il l'ignore, parfois, il y a temps de part d'ombre que cela l'effraie, il ne sait ce que lui réserve son employeur, pis, il ne sait ce qu'il adviendra de lui une fois que James aura finis de jouer avec Sherlock, que le jeu sera conclue. Il ne sait d'ailleurs comment tout cela va finir et cette échéance approche, de plus en plus, il le sent, plus Holmes est tiré vers le bas, plus Moriarty jubile, plus son intérêt grandit. Et lui il reste là, pâle figure fantomatique, dans l'ombre, inutile et blême parfois.
Il pousse la porte de la salle de bain et la première chose qu'il perçoit c'est l'eau. Ce liquide dans lequel ses pieds nus s'imprègnent, ce liquide qui ne devrait pas être au sol et qui l'effraie temps, de liquide qui laisse se diffuser comme de l'encre une teinte rougeâtre.

Il retient un cris rauque d'horreur, il se rue sur cette baignoire trop pleine, en sort le corps sans vie, mais peine perdu, il le sent, une pression du pouls, le cœur ne bat plus. A moins que ce soit le sien qui ce soit arrêté. Il couche Moriarty sur le carrelage, il sent la déferlante de panique qui se projette déjà en lui, ses pensées se fracassent contre son crâne, incohérentes, rugissantes, il n'entend plus rien si ce n'est le sang qui pulse contre ses tempes. Alors il vide cette cuve meurtrière, comme si cela n'était qu'une sinistre blague, comme si cela pouvait ramener le temps en arrière.
Il nettoie la baignoire avec ses mains, frottant avec fièvre pour faire partir la moindre tache sanglante qui s'attarderait contre l'émail. Il laisse sa tête revenir en mouvement répétitif sur le côté gauche, comme pour s'assurer que personne ne viendra lui plonger la tête dans la baignoire, il cesse de laver l'étendue blanche pour tracer de sa main droite, de part ses quelques milimetres d'ongles de larges sillons contre ce flanc qui le brûle, il répète ces gestes un nombre incalculable de fois, ne percevant même pas que le sang qu'il retire de la baignoire est désormais le sien. Il cherche à extraire la douleur pendant que ses lèvres s'agitent en une étrange litanie. A chaque perle de sang qui vient imbiber l'élastique de son sous-vêtement un nom lui échappe, tantôt aux consonances arabes, tantôt plus britanniques. Il continue de s'acharner à rincer l'hémoglobine, tournant toujours la tête en un geste saccadé sans un regard pour Moriarty, il n'y a plus rien dans son esprit si ce ne sont les identités de ses cadavres, cette main qui pourrait se poser à tout moment sur son épaule pour l'obliger à faire face à tout ces morts et le vide, rien que le vide dans lequel les noms se mêlent en tourbillonnant.

Il tire sur cette chaîne qui pèse si lourd autour de son cou, comme s'il avait espéré qu'elle se brise, elle le démange, elle le dérange. Son flanc saigne, pleure et continue pourtant de le brûler, il a attaqué déjà depuis longtemps la seconde couche de l'épiderme, la liste prend fin, ceux qu'il a tué se rangent pour attendre la nouvelle déferlante, il énonce le dernier nom, sa voix a blanchi sans qu'il ne s'en rende réellement compte.

« James Moriarty »



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